Étude publicitaire · 22 septembre 2026
Droit du travail côté salarié, procédure civile, droit commercial, droit des affaires et de la concurrence, recouvrement de créance. Ce qui tourne sur Meta, sur Google, sur LinkedIn, qui paie, depuis combien de temps, avec quels mots, et ce que tout cela donne sur un marché de 463 000 personnes.
Ce qui se voit dans les mots ne prédit rien ; ce qui se voit dans le réglage prédit tout. Quand on compte publicité par publicité, les figures de style semblent décisives. Quand on compte annonceur par annonceur, elles s'effondrent toutes, et il ne reste que quatre réglages : où la publicité envoie, sur combien de plateformes, en combien de variantes, avec ou sans vidéo.
Le marché français est tenu par trois cabinets, dont un seul pèse {conc[0]['part']:.0f} % des publicités d'avocats, et par des conseils sans la robe qui promettent des montants. Le marché guadeloupéen, lui, est vide : il n'y a personne à déloger, seulement un plafond de volume à respecter.
Donc : Google d'abord, en local, pour capter une demande qui existe déjà ; Meta ensuite, en petit, pour une notoriété de matière, jamais pour du volume.
Tout ce qui suit a été relevé à la main, dans un navigateur, le 22 septembre 2026. Aucun chiffre n'est estimé : chacun vient d'une source publique qu'on peut rouvrir.
La bibliothèque publicitaire de Meta, France, statut « toutes les publicités », sur 53 expressions exactes couvrant les cinq matières demandées. 4 473 publicités, 1 321 annonceurs. Les créations ont été téléchargées, et la première image de chaque vidéo extraite à une seconde.
Le centre de transparence publicitaire de Google, pour savoir qui diffuse et depuis quand : 32 domaines avec des créations actives ou passées, 20 domaines sondés sans aucune trace. Plus 32 pages de résultats lues pour relever les copies d'annonces.
Le planificateur de mots clés de Google Ads, deux fois : une fois zone France, une fois zone Guadeloupe. C'est la seule source qui donne la demande réelle, pas une estimation.
La bibliothèque publicitaire de LinkedIn, 15 mots clés, pour la matière qui s'y trouve vraiment : la négociation de départ des cadres.
Le tri par famille est le seul endroit où un jugement humain entre, et il est lisible ligne à ligne
dans scripts/familles.py. Il fallait bien : chercher « travail » dans la bibliothèque Meta
ramène surtout des séries à épisodes, des formations en reconversion et des syndicats.
Sans ce tri, les publicités « du droit du travail » qui durent le plus longtemps sont des applications
de romans verticaux.
Sur 4 473 publicités relevées, 1 610 seulement parlent vraiment de droit ou d'argent dû. Et sur ces 1 610, 569 proposent de traiter le problème : ce sont elles, le marché.
Trois familles se partagent la réponse. Les cabinets d'avocats (71 annonceurs, 375 publicités). Les conseils sans la robe (8 annonceurs, 121 publicités) : négociation de rupture, portails de litige, assistance juridique. Le recouvrement (21 annonceurs, 73 publicités), qui vend un service, pas un conseil.
Les avocats tiennent mieux que tout le monde : 28,4 % de leurs publicités passent trente jours, contre 7,5 % pour le recouvrement. Ce n'est pas un talent d'écriture. C'est que le recouvrement achète du volume court et renouvelle sans arrêt, tandis qu'un cabinet laisse tourner ce qui marche.
38 % des publicités d'avocats relevées viennent d'un seul cabinet, et 52 % de trois. Les 68 autres cabinets sont des passages : une ou deux publicités, quelques jours, puis plus rien.
| Cabinet | Destination | Publicités | Actives | Médiane | Record |
|---|---|---|---|---|---|
| Avi Bitton Avocats | avibitton.com | 142 | 9 | 28 j | 180 j |
| INFLUXIO Avocats | influxio-avocat.com | 32 | 1 | 1 j | 24 j |
| Howard Avocats - Droit du travail | howard-avocats.com | 22 | 7 | 65 j | 291 j |
| Influxio Avocats | instagram.com | 15 | 0 | 1 j | 40 j |
| sanogoavocat | instagram.com | 12 | 0 | 1 j | 2 j |
| EA Exprime Avocat - Avocat en droit des affaires et contentieux | exprime-avocat.fr | 7 | 0 | 2 j | 4 j |
| Julien Bayou | bayouavocat.fillout.com | 7 | 1 | 2 j | 14 j |
| camillehenry.avocate | instagram.com | 7 | 0 | 3 j | 5 j |
| Cassius Avocats | instagram.com | 6 | 0 | 5 j | 6 j |
| Lex Valorys Avocats | cabinet-valorys.fr | 6 | 0 | 5 j | 5 j |
| Avocat.Haiba.Ouaissi | instagram.com | 6 | 0 | 1 j | 1 j |
| Cabinet Fischer Avocats | fb.me | 6 | 0 | 23 j | 54 j |
Avi Bitton Avocats est le seul annonceur d'ampleur du droit du travail français : une vidéo face caméra par sujet, toujours vers son site, toujours en plusieurs variantes. INFLUXIO Avocats et Howard Avocats - Droit du travail suivent de loin. Le record de longévité du tableau est de 583 jours.
Ce que cela veut dire pour une avocate qui se lance : il n'y a pas de mur à franchir. Le marché publicitaire du droit du travail n'est pas saturé, il est désert, à deux exceptions près. Et aucune de ces deux exceptions ne diffuse aux Antilles.
Une publicité peut relever de plusieurs matières ; on les compte toutes. Le résultat est net : deux marchés opposés cohabitent sous le même mot « juridique ».
| Matière | Publicités | Annonceurs | Dont avocats | Actives | Médiane | Tenue 30 j |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Droit du travail | 188 | 35 | 30 | 12 | 15 j | 29,1 % |
| Procédure civile | 157 | 45 | 37 | 7 | 5 j | 16,8 % |
| Recouvrement, impayés | 131 | 41 | 21 | 6 | 3 j | 8,7 % |
| Commercial, concurrence | 65 | 22 | 20 | 3 | 3 j | 14,3 % |
Le droit du travail est un marché de durée : peu d'annonceurs, des publicités qui vivent 15 jours en médiane, 29,1 % passent le mois. Le recouvrement est un marché de rotation : trois fois plus d'annonceurs, une médiane de 3 jours, 8,7 % de tenue. On y achète du clic au kilomètre et on renouvelle.
Le commercial et la concurrence sont quasi vides : 65 publicités, 22 annonceurs, dont 20 cabinets. Personne ne fait de publicité grand public sur la rupture brutale ou la clause de non-concurrence, parce que le client de cette matière ne se cherche pas dans un fil d'actualité. Il se cherche sur Google, au moment où le problème tombe.
On a tracé, pour chaque jour de diffusion, la part des publicités encore vivantes ce jour-là qui sont coupées ce jour-là. C'est le seul graphique qui montre une décision d'annonceur plutôt qu'un résultat.
Le risque monte dès le jour 6 (10,5 %) et reste au même niveau pendant toute la première semaine, entre 8 et 11 % par jour. Puis il tombe de moitié : au jour 9 il n'est plus que de 4,9 %, et il ne remonte jamais. Passer neuf jours, c'est l'essentiel du chemin vers trente.
C'est la signature de la phase d'apprentissage : les annonceurs jugent pendant que la plateforme explore encore, c'est-à-dire au moment où les chiffres ne veulent rien dire.
La conséquence pratique est budgétaire, pas créative : il faut prévoir de ne pas couper avant le dixième jour, et donc dimensionner le budget quotidien pour pouvoir tenir dix jours sans regarder les chiffres toutes les six heures.
C'est la trouvaille de l'étude, et elle est inconfortable : tous les effets d'écriture qu'on croit voir disparaissent dès qu'on arrête de compter les publicités et qu'on compte les annonceurs.
Compté ainsi, le tableau raconte une belle histoire : la douleur nommée coûte 12 points, un chiffre vérifiable coûte 12 points, le tutoiement coûte 11 points. Sauf qu'un seul cabinet pèse 38 % des publicités d'avocats. Ses habitudes d'écriture deviennent mécaniquement « ce qui marche ».
On refait donc le calcul en donnant une voix à chaque annonceur : pour chacun, on regarde s'il emploie le trait dans la majorité de ses publicités, puis on compare les durées de vie médianes. Voici les deux calculs côte à côte.
| Trait | Annonceurs | Par publicité (tenue 30 j) | Par annonceur (médiane) | Écart |
|---|---|---|---|---|
| une question d'ouverture | 128 | 21,0 % contre 19,7 % | 7 j contre 7 j | +0,0 |
| un délai promis | 11 | 21,3 % contre 20,3 % | 8,5 j contre 7 j | +1,5 |
| le mot gratuit | 54 | 15,5 % contre 21,2 % | 5,8 j contre 7 j | -1,2 |
| un chiffre vérifiable | 43 | 10,0 % contre 22,2 % | 5 j contre 7 j | -2,0 |
| le mot « avocat » | 75 | 21,9 % contre 19,9 % | 5 j contre 7 j | -2,0 |
| la douleur nommée | 73 | 11,5 % contre 23,8 % | 5,5 j contre 7 j | -1,5 |
| le tutoiement | 48 | 11,0 % contre 22,2 % | 6,8 j contre 7 j | -0,2 |
| un témoignage | 9 | 13,9 % contre 20,7 % | 5,5 j contre 7 j | -1,5 |
| l'autorité de l'auteur | 40 | 11,7 % contre 21,3 % | 5,2 j contre 7 j | -1,8 |
| l'urgence | 28 | 21,0 % contre 20,2 % | 4,2 j contre 7 j | -2,8 |
| des émojis | 157 | 15,5 % contre 25,5 % | 7 j contre 7 j | +0,0 |
| des majuscules | 73 | 16,7 % contre 21,5 % | 5 j contre 7 j | -2,0 |
| un lieu nommé | 50 | 16,1 % contre 21,0 % | 4,8 j contre 7 j | -2,2 |
| la vidéo | 108 | 21,7 % contre 19,2 % | 7 j contre 6 j | +1,0 |
Tous les écarts s'effondrent sous les cinq jours, et aucun n'est du bon côté de façon nette. Il n'existe pas, dans ce corpus, de formule d'écriture qui fasse durer une publicité. Ce que l'écriture décide, c'est le clic, que la bibliothèque ne montre pas. Ce qu'elle ne décide pas, c'est la survie.
« Tenir » n'est pas « rapporter ». Une publicité dure parce que son annonceur a un budget, une patience et un dispositif de mesure, pas parce qu'elle convertit mieux. Tous les chiffres de durée de cette étude mesurent une décision d'annonceur, jamais un retour sur investissement.
Les quatre réglages qui survivent au test de l'annonceur sont tous des cases à cocher, pas des idées : envoyer vers son propre site, cocher toutes les plateformes, lancer plusieurs variantes, mettre de la vidéo.
Et le même calcul, un annonceur égale une voix :
| Réglages cochés | Annonceurs | Médiane | Tenue 30 j |
|---|---|---|---|
| 0 sur 4 | 47 | 4,5 j | 10,6 % |
| 1 sur 4 | 74 | 6 j | 6,8 % |
| 2 sur 4 | 100 | 7 j | 17,0 % |
| 3 sur 4 | 46 | 12,5 j | 17,4 % |
| 4 sur 4 | 7 | 10 j | 14,3 % |
L'escalier tient jusqu'au troisième réglage : de 4,5 jours à 12,5 jours de médiane. Le quatrième barreau ne se lit pas, faute de monde : 7 annonceurs seulement cochent les quatre cases. C'est néanmoins le seul effet de cette étude qui résiste aux deux façons de compter, alors qu'aucun trait d'écriture n'y survit.
Le détail le plus utile est la destination :
| Où la publicité envoie | Annonceurs | Médiane | Tenue 30 j |
|---|---|---|---|
| site à soi | 150 | 7,2 j | 15,3 % |
| aucune | 55 | 6 j | 12,7 % |
| 39 | 5 j | 7,7 % | |
| 24 | 8 j | 12,5 % |
Envoyer vers un profil Instagram divise la tenue par deux (7,7 % contre 15,3 % pour un site à soi), et c'est vrai des deux façons de compter. Envoyer vers son propre site n'est pas une question de goût : c'est ce qui permet de mesurer, donc de décider de continuer.
Deux surprises dans le détail. Le carrousel tient mieux que la vidéo (28,8 % contre 21,7 %), alors que personne n'en fait dans le droit. Et le bouton « En savoir plus » accompagne 28,1 % de tenue, contre 14,1 % quand il n'y a pas de bouton du tout.
356 vidéos du marché ont été téléchargées, leur image à une seconde extraite, puis décrite une par une. Sur 42 annonceurs vidéo, 34 montrent un visage dès la première seconde, 31 un visage qui parle, et 36 du texte incrusté avant la première parole.
La raison est mécanique : une vidéo se lance sans le son. Le visage dit « il y a quelqu'un », le texte dit « de quoi ça parle ». Les deux ensemble tiennent le pouce.
























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Sur Meta, la médiane de vie d'une publicité du marché est de 10 jours. Sur Google, les mêmes matières ont des annonces qui tournent depuis quatre ans.
| Domaine | Créas | Première vue | Médiane | Record | Dernière diffusion |
|---|---|---|---|---|---|
| psnavocat.com | 29 | 2021-10-25 * | 1 777 j | 1 793 j | en cours |
| demanderjustice.com | 24 | 2021-10-25 * | 1 681 j | 1 683 j | il y a 110 j |
| agn-avocats.fr | 40 | 2021-10-25 * | 1 586 j | 1 793 j | en cours |
| legalplace.fr | 40 | 2021-10-25 * | 1 546 j | 1 793 j | en cours |
| koze-avocats.com | 3 | 2023-02-15 | 1 308 j | 1 314 j | en cours |
| ellipsis-avocats.com | 6 | 2022-05-04 | 1 163 j | 1 601 j | en cours |
| guenezan-avocat-paris.fr | 1 | 2023-10-18 | 1 069 j | 1 069 j | en cours |
| contestersonlicenciement.com | 4 | 2023-11-09 | 1 044 j | 1 047 j | en cours |
| preuveetprocedure.com | 1 | 2024-01-07 | 987 j | 987 j | en cours |
| litige.fr | 40 | 2021-10-25 * | 806 j | 1 793 j | en cours |
| juritravail.com | 40 | 2021-10-25 * | 658 j | 1 793 j | en cours |
| sultanavocats.fr | 10 | 2025-01-22 | 607 j | 607 j | en cours |
| coface.fr | 40 | 2022-01-21 | 573 j | 1 704 j | en cours |
| avocats-drai-attal.com | 40 | 2024-10-08 | 501 j | 713 j | en cours |
| alexia.fr | 40 | 2021-10-25 * | 441 j | 1 793 j | en cours |
| lebouard-avocats.fr | 12 | 2021-10-25 * | 428 j | 1 650 j | en cours |
Ce ne sont pas les mêmes gens. Sur Google, le client tape son problème : il est en demande. Sur Meta, il regarde autre chose : il faut l'interrompre. La première situation supporte une annonce qui ne change pas pendant quatre ans ; la seconde use une création en une semaine.
Voici ce qu'écrivent ceux qui paient, relevé dans les pages de résultats :
Quatre promesses reviennent et se transposent telles quelles : un délai de réponse (« réponse sous 24 h », « disponible 24 h/7 j »), un volume qui prouve l'habitude (« +200 procédures par an »), un premier pas cadré (« 1er rendez-vous gratuit », « rendez-vous gratuit 15 min »), et une ancienneté (« avocate depuis 1991 »). Aucune ne compare, aucune ne dénigre : elles sont toutes utilisables telles quelles.
20 domaines du secteur ont été sondés sans trouver aucune création : arc-recouvrement.fr, avocat.fr, cabinet-arc.com, creditsafe.fr, defendstesdroits.fr, etudegiabbani.lu, gcollect.fr, helloavocat.fr, intrum.fr, jurisystem.com, legalpay.me, lexrecouv.com, mysmartcab.fr, recouvrup.com. Ne pas confondre « absent du centre de transparence » et « n'a jamais fait de publicité » : le centre ne remonte pas avant le 25 octobre 2021.
C'est le chapitre qui décide du budget. Les mêmes quarante expressions, mesurées deux fois dans le planificateur de Google Ads : une fois pour la France, une fois pour la zone Guadeloupe.
| Expression | France | Guadeloupe | Concurrence locale | Haut de page |
|---|---|---|---|---|
| tribunal judiciaire | 135 000 | 90 | Faible | 2,85 € |
| rupture conventionnelle | 110 000 | 590 | Faible | 1,04 € |
| aide juridictionnelle | 60 500 | 320 | Faible | 1,91 € |
| licenciement économique | 22 200 | 110 | Faible | 0,24 € |
| mise en demeure | 22 200 | 90 | Faible | 1,54 € |
| conseil de prud hommes | 18 100 | 30 | Faible | 1,30 € |
| avocat droit du travail | 14 800 | 50 | Élevé | 3,38 € |
| tribunal de commerce | 14 800 | 70 | Faible | 4,68 € |
| solde de tout compte | 14 800 | 90 | Faible | 0,27 € |
| inaptitude au travail | 8 100 | 30 | Faible | 0,14 € |
| clause de non concurrence | 6 600 | 20 | Faible | 0,06 € |
| bail commercial | 5 400 | 40 | Moyen | 1,63 € |
| harcèlement moral au travail | 4 400 | 30 | Faible | 0,95 € |
| injonction de payer | 4 400 | 30 | Faible | 1,71 € |
| assignation en justice | 3 600 | 20 | Faible | 1,12 € |
| avocat droit des affaires | 2 900 | 20 | Moyen | 6,53 € |
| concurrence déloyale | 2 400 | 10 | Faible | 0,80 € |
| honoraires avocat | 1 900 | 10 | Faible | 0,86 € |
| licenciement abusif | 1 600 | 20 | Élevé | 0,76 € |
| saisir les prud hommes | 1 600 | 10 | Faible | 1,03 € |
| recouvrement de créances | 1 300 | 10 | Moyen | 3,71 € |
| avocat en ligne | 1 300 | 10 | Élevé | 3,30 € |
Trois choses sautent aux yeux. Deux mots dominent l'île à égalité : « rupture conventionnelle » et « avocat guadeloupe », 590 recherches par mois chacun. Le second capte à lui seul 82 % des recherches françaises sur ce mot : les gens cherchent un avocat depuis l'île, pas depuis Paris.
Le commercial et le recouvrement n'existent pas localement : 10 recherches par mois pour « recouvrement de créances », 10 pour « concurrence déloyale ». Ces matières ne se vendront pas par la recherche locale ; elles se vendent par la relation et par le référencement de fond.
Et sur Meta, personne. La requête « avocat Guadeloupe » dans la bibliothèque publicitaire, statut « toutes les publicités », renvoie zéro publicité, jamais, depuis que la bibliothèque existe. « avocat Martinique » en renvoie une seule. En face, « Pointe-à-Pitre » en renvoie 150 : la place publicitaire guadeloupéenne existe, elle est occupée par des commerces, pas par des cabinets.
La concurrence locale est déjà élevée là où ça compte : « avocat droit du travail » est noté Élevé en Guadeloupe pour 50 recherches par mois seulement. Peu de volume, des enchérisseurs quand même.
Le planificateur donne aussi une prévision. Pour les quarante expressions, en zone Guadeloupe, sur un mois.
Le chiffre à retenir n'est pas le coût, il est le plafond : 444 clics par mois, c'est tout ce que l'île peut donner sur ces mots. À quinze clics pour un appel et un appel sur trois qui devient un dossier, cela fait une dizaine de dossiers par mois dans le meilleur des cas, et à condition d'être seule sur la place.
Cela a une conséquence de gestion : au-delà d'un budget d'environ 13 € par jour, l'argent supplémentaire n'achète plus de clics, il achète les mêmes clics plus cher. La Guadeloupe n'est pas un marché où l'on gagne en dépensant plus ; c'est un marché où l'on gagne en étant là avant les autres.
Pas à trouver des dossiers au clic. À être connue comme « l'avocate du droit du travail » avant que le problème n'arrive, dans une île où la chronique locale, la page Facebook et le bouche-à-oreille pèsent plus que partout ailleurs. Le budget Meta se juge en notoriété, donc en messages reçus et en appels, jamais en coût par clic.
354 publicités lues sur 15 mots clés. La matière y existe vraiment, et elle y est tenue par des avocats, pas par des plateformes.
Les cabinets repérés : Deloitte Société d'Avocats, BLB Avocats, Vincent Millet Avocat à la Cour, Alexandre Barbotin Avocat associé en droit social chez Greenwich, Charlotte Dubuisson Avocat en droit du travail, Charlotte BOUTILLOT Avocate Associée, Droit fiscal, ONELAW Avocats. Tous parlent à la même personne : le cadre qui négocie son départ. Le registre n'est pas celui de Meta ; ce sont des billets d'analyse, signés, sans émoji, avec un cas concret.
Pour un cabinet guadeloupéen, LinkedIn a un intérêt précis et limité : il touche les cadres des grandes structures locales et les métropolitains détachés, deux publics qui négocient des départs et qui cherchent un conseil avant d'en parler à leur employeur. Il ne touche pas l'ouvrier du bâtiment licencié pour faute grave, qui est sur Facebook.
La règle applicable est l'article 15 du décret n° 2023-552 du 30 juin 2023 portant code de déontologie des avocats. Elle est courte, et elle autorise beaucoup plus que ce qu'on croit.
« La publicité et la sollicitation personnalisée sont permises à l'avocat si elles procurent une information sincère sur la nature des prestations de services proposées et si leur mise en œuvre respecte les principes essentiels de la profession. Elles excluent tout élément comparatif ou dénigrant. La sollicitation personnalisée prend la forme d'un envoi postal ou d'un courrier électronique adressé au destinataire de l'offre de service, à l'exclusion de tout message textuel envoyé sur un terminal téléphonique mobile. Elle précise les modalités de détermination du coût de la prestation, laquelle fera l'objet d'une convention d'honoraires. »
Une publicité Google ou Meta est de la publicité, pas de la sollicitation personnalisée : elle s'adresse à une audience, pas à un destinataire désigné. Le second régime, plus strict, concerne le courrier et le courriel adressés à une personne identifiée, jamais un ciblage.
Trois interdits pratiques, donc. Pas de comparaison (« le meilleur avocat de l'île », « mieux que le cabinet X »). Pas de dénigrement. Pas d'information inexacte sur la nature de la prestation, ce qui interdit de promettre un résultat. Et une règle de prudence qui n'est pas dans le texte mais qui vient des principes essentiels : ne pas exposer de cas identifiable.
Tout le reste est permis, et c'est précisément ce que font les cabinets qui durent : annoncer un délai de réponse, afficher un prix de consultation, citer un article du code, dire combien de procédures on traite par an.
Elles appliquent ce que l'étude a trouvé : un repère vérifiable plutôt qu'une promesse, un article du code sous le repère, un bouton, et la destination vers un site à soi. Elles sont au format 1080 × 1350, le seul qui passe partout sur Meta.






Le texte de chaque image sort du compte à rebours des délais déjà publié sur le site : quinze jours pour se rétracter d'une rupture conventionnelle (article L.1237-13), six mois pour dénoncer un solde de tout compte (L.1234-20), un à vingt mois de salaire selon l'ancienneté (L.1235-3), trois ans pour réclamer des heures (L.3245-1). Aucun chiffre n'est inventé, aucun résultat n'est promis : c'est la seule façon d'écrire fort sans sortir de l'article 15.
Et trois plans de coupe, muets, pour habiller une vidéo :
L'étude est formelle : 34 annonceurs vidéo sur 42 montrent un visage dès la première seconde. Ces plans de coupe ne remplacent pas ce visage, ils l'entourent. Le tournage réel tient en une page : un téléphone posé à hauteur d'yeux, une fenêtre en face, quatre-vingt-dix secondes par sujet, une phrase d'accroche qui nomme la situation (« On vous propose une rupture conventionnelle »), une phrase qui donne le repère (« vous avez quinze jours »), une phrase qui dit quoi faire. Sous-titres incrustés obligatoires. Un sujet par vidéo, six vidéos par mois.
Trente jours, deux canaux, un budget qui tient compte du plafond du chapitre 11 plutôt que d'une ambition.
Trois groupes, en expression exacte, zone Guadeloupe seule. Groupe 1, la marque de matière : avocat guadeloupe, avocat droit du travail guadeloupe, avocat pointe-à-pitre, prud hommes guadeloupe. C'est là que se trouve la demande qui existe déjà (730 recherches par mois). Groupe 2, la situation : rupture conventionnelle, licenciement économique, solde de tout compte, inaptitude au travail. Groupe 3, l'entreprise : tribunal de commerce, bail commercial, mise en demeure.
Trois annonces par groupe, reprenant les quatre promesses du chapitre 9 : un délai de réponse, un prix de consultation, un article du code, une ville. Extensions d'appel et de lieu activées, puisque la moitié des recherches locales se font sur un téléphone.
Un seul objectif, trafic vers le site ; les quatre réglages du chapitre 7 cochés (site à soi, toutes les plateformes, quatre variantes, vidéo) ; les six créations du chapitre 14 en deux vagues de trois. Ciblage Guadeloupe, 25-55 ans, pas d'intérêt détaillé : l'île est trop petite pour qu'un ciblage fin ait un sens.
Et la règle du chapitre 5 : ne rien couper avant le dixième jour.
Trois nombres, relevés chaque lundi : le nombre d'appels reçus, le nombre de rendez-vous pris, le nombre de conventions d'honoraires signées. Le coût par clic ne dit rien ; le coût par convention signée dit tout. Sur un marché de 444 clics mensuels, un dossier par semaine est un excellent résultat, et il se voit dans l'agenda, pas dans le tableau de bord.